
Mother, par Guillaume Sorel, n'est pas un mauvais album. Graphiquement il est sublime et donne vraiment dans une ambiance apocalyptique de folie meurtrière. Voici pour la forme, mais c'est quand on s'intéresse au fond que cela est moins enthousiasmant... Le récit est décousu, énigmatique et ne compte que sur le graphisme. Le thème, intéressant, d'une mère possessive à l'obsession qui entretient une relation équivoque avec son fils artiste peintre torturé, n'est que survolé. Un survol aux images fortes et dynamiques mais un survol tout de même pour cet album "one shot"
La lecture terminé, on a un sentiment d'inachevé dans l'oeuvre de l'auteur. Un format standard pour un thème et un graphisme aussi originaux est selon moi une erreur... Il aurait fallu creuser bien plus le récit, les dialogue et l'intrigue, rajouter quelques planches pour que le tout tienne en une centaine de pages. Ici l'auteur nous sert un format standard (album de moins de 50 pages) pour une histoire qui méritait bien plus.
Relié: 46 pages
Editeur : Casterman (14 avril 2000)
Collection : Un Monde